Le végétal, présent sur Terre depuis des millions d’années n’a cessé d’être utilisé par l’Homme en chimie. Délaissé quelques temps suite à la révolution industrielle, son exploitation repart à la hausse. Suite aux problèmes climatiques, les consciences se sont éveillées en accord avec la notion de Développement Durable et de chimie du végétal. C’est justement la capacité du végétal à se renouveler grâce à la photosynthèse qui en fait son attrait contrairement aux ressources fossiles.
Cependant, la chimie du végétal doit résoudre certains problèmes :
- trouver des molécules ayant les mêmes propriétés physico-chimiques que celles issues du pétrole pour un usage donné,
- ne pas entrer en compétition avec l’agriculture pour l’alimentation,
- ne pas nuire à la biodiversité (ex. déforestation pour mettre en place des cultures intensives), à l’environnement (ex. biodégradabilité),
- ne pas être toxique pour la santé.
Ce n’est pas parce qu’un produit est naturel qu’il est inoffensif, et inversement, tout produit de synthèse pétrochimique n’est pas forcément dangereux.
En effet les propriétés d’une molécule sont liées à sa structure et indépendantes de son origine biosourcée ou pétrochimique.
Le végétal peut donc être une alternative renouvelable à condition de retrouver les propriétés de la substance pétrochimique dans la nature. Il serait donc tout à fait possible de satisfaire nos besoins quasi uniquement avec le végétal, mais seulement après une longue transition accompagnée d’innombrables recherches, d’échec, de progrès et de réussite…
La chimie du végétal est sujette à un développement qui gagne en puissance chaque année car les consommateurs s’interrogent désormais sur la provenance et le mode de fabrication des produits qu’ils seraient susceptibles d’acheter.
C’est pourquoi il existe désormais des tests comme la datation au Carbone 14 qui permettent de revendiquer l’origine Biosourcée de la composition des produits.
D’après un sondage IFOP pour le compte de l’ACDV (Association de Chimie du Végétal) sur un panel de 1002 personnes en 2018, il apparaît que :
- 88% les français ont une bonne image des produits biosourcés.
- 76% pensent que les produit biosourcés contribuent à la réduction d’émission de gaz à effet de serre.
- 80% des français aimeraient avoir plus d’information sur les produit biosourcés.
L’avenir du Végétal ? nous permettre de vivre sans pétrole !

