Bilan du chewing-gum végétal

Nous avons pu montrer, grâce à nos expériences, que pour fabriquer un chewing-gum  d’origine végétale, il est nécessaire d’avoir une gomme de base aux propriétés élastomères.  Nous avons également pu mettre en évidence que la nature de l’ingrédient (la gomme) n’est pas suffisante, il faut également que ses propriétés physico-chimiques répondent à la fonction du produit (élasticité de la gomme à mâcher). Par exemple, la gomme de guar est une gomme mais pas un élastomère.

Il faut donc une gomme de base et un élastomère pour recréer un chewing-gum, comme le gluten, qui comme le chiclé et le caoutchouc végétal, est un élastomère et une gomme de base.

Cependant, en plus des propriétés physico-chimiques, il faut résoudre d’autres problèmes comme les caractères organoleptiques, l’intégrité (durcissement, moisissures,…) du produit, ce qui nécessite l’ajout d’additifs.

Les additifs alimentaires sont des espèces chimiques qui constituent la majorité des ingrédients présents dans les produits que nous consommons. Ce sont des éléments naturels, de synthèse ou artificiels non nécessaires à l’obtention et à la consommation du produit.

Les additifs synthétiques sont a priori sans danger mais certains d’entre eux sont controversés pour des effets néfastes sur notre organisme. En effet, certains additifs de synthèse ont des procédés de fabrication qui font intervenir de nombreux produits toxiques comme l’arsenic, le nickel, le mercure…

Nous avons utilisé pour nos expériences des additifs naturels (colorant de betterave, arôme naturel de framboise, huile essentielle de lavande…) qui ne sont, pour la plupart, pas présents dans chewing-gum industriel.

Un autre problème et enjeu majeur du chewing-gum est la persistance dans l’environnement, c’est-à-dire la durée de sa biodégradabilité.

Une substance est biodégradable quand sa matière organique se décompose à l’aide de micro-organismes comme des bactéries par exemple.

La biodégradabilité dépend des composants du produit.

En effet, ce sont les atomes, les groupes caractéristiques et les liaisons qui déterminent le temps de biodégradabilité.

Les polymères synthétiques qui constituent les chewing-gums d’origine pétrochimique mettent  3 à 10 ans pour pour se dégrader.

Persistance des chewing-gums

Actuellement, on trouve sur le marché, le ChicZa (chewing-gum fait à partir de latex d’origine végétale) qui a l’avantage d’être biodégradable en un mois. Mais il existe aussi un chewing-gum d’origine pétrochimique biodégradable en moins de 6 mois, baptisé Rev7 et mis au point par une PME britannique, Revolymer, spécialiste du polymère. Sa composition, un polymère synthétique non adhésif et non résistant à l’eau, associé à un autre polymère « hydrophile », le rend facilement détachable des textiles et des sols.

Cela montre bien, que ce n’est pas l’origine d’un produit (végétale ou pétrochimique) qui détermine sa biodégradabilité mais sa structure chimique.

Néanmoins, nous avons pu démontrer que la chimie du végétal peut remplacer le pétrole pour la fabrication de chewing-gum.

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