Nous avons pu montrer grâce à nos expériences qu’il était possible de fabriquer des produits cosmétiques d’hygiène et de soin avec des tensioactifs d’origine végétale.
Le savon, qui est le tensioactif le plus ancien, n’est pas très efficace. Par contre, les cétéaryl glucoside et décyl glucoside qui ont été inventés à la fin des années 2000 sont particulièrement efficaces.
Les tensioactifs issus du végétal constituent une bonne alternative aux tensioactifs pétrochimiques.
Les consommateurs se préoccupent désormais des composants des cosmétiques qu’ils achètent. La tendance végétale gagne du terrain, ainsi certaines marques ont un label (Ecocert, Cosmos) pour certifier leur qualité naturelle.
La recherche a ainsi permis le développement de nouveaux tensioactifs issus du végétal qui répondent aux attentes des consommateurs mais également à la problématique de notre TPE.
Les consommateurs sont de plus en plus méfiants envers les produits cosmétiques (conservateurs, perturbateurs endocriniens, etc.) et de plus en plus demandeurs de traçabilité.
Une nouvelle norme européenne (EN 16785-1) permet de vérifier la teneur en contenu d’origine végétale des produits chimiques. Cette méthode est basée sur la mesure dans un produit chimique de l’activité isotopique de l’isotope 14 du carbone, qui possède une demi-vie très longue (5 730 ans) : activité isotopique = f(âge).
Ainsi un produit d’origine végétale aura une activité isotopique proche de 100% alors qu’un produit d’origine pétrochimique aura une activité isotopique proche de 0%.
Démonstration scientifique de la nature biosourcée d’un produit avec la datation au 14C
Cette méthode est très utilisée pour déterminer l’âge en archéologie, en paléoanthropologie, pour déterminer si un tableau est un faux réalisé récemment, etc. et a maintenant été adaptée à la chimie.
